Deuxième navigation préparée prévue ce dimanche 15 : Saint-Cyr => L'Aigle => Rouen => Saint-Cyr. Le vol devait se faire sur le F-GEKO, le seul DR400-120 du club sur lequel je n'avais
encore jamais volé. Manifestement plus ancien, son cockpit diffère fortement de celui des autres. La commande de richesse est à gauche, ainsi que les commandes des phares, et le bouton du starter.
Après avoir un peu pris mes marques, je mets en route pour rouler à la pompe (sans essence, l'avion doit moins bien voler je pense).
Le démarrage se déroule normalement, puis alors que je vérifie la pression d'huile, le moteur faiblit et la puissance diminue. Merde ! Je met plus de gaz et l'aiguille du compte-tours remonte
faiblement, puis redescend carrément. Le moteur tousse, puis s'arrête. Vite, j'attrape la check-list arrêt moteur, pompe OFF, alternateur OFF, mixture sur plein pauvre, magnétos OFF, clés enlevées.
Un copain du club qui passait à côté de l'avion vient voir et m'aide à remettre en route. On contrôle et cette fois ça a l'air d'aller. Il descend, et je peux alors rouler vers la pompe. Je fais le
plein, puis retourne au parking.
Sébastien monte, on met en route, et on attend. En effet, le point d'arrêt 29 est complètement saturé. Après 5 minutes d'attentes, tous les avions au point d'arrêt avancent en même temps. On roule,
et on décolle !
La carte au 1/500000 pliée de façon aléatoire sur les genoux, on se dirige vers la sortie Ouest. Top point tournant ! Chrono du portable déclenché, heure de passage notée sur le log de nav, heure
estimée du prochain point et recalage du directionnel. Prochain point : ville de Houdan ! Je regarde régulièrement la carte, et constate avec bonheur que cela correspond avec ce que l'on voit
dehors. Arrivés verticale la droite de Houdan, puis celle de Saint-Lubin, et nous voilà à l'Aigle !
Verticale terrain 2300ft QNH, on s'intègre en début de vent arrière 25.On tourne en base assez tard, nous ménageant ainsi une assez longue finale. Le vent est de face, venant un peu de la gauche.
Je fais attention à bien tenir l'axe (les pistes en dur sont étroites !). L'approche est correcte, mais le décrabage insuffisant. La piste fini le décrabage pour nous. Plein gaz ! Sébastien rentre
le cran de volets en trop er coupe la réchauffe carburateur.
On continue la navigation. Prochain point tournant, intersection entre une ligne de chemin de fer, une route et un bois. A quelques minutes du point, j'ai du mal à trouver cette intersection. Je
cherche un peu et fini par la trouver, bien sur notre gauche. J'ai du mal tenir le cap ! Après cette intersection, il faut chercher la ville de "Le Neubourg", que l'on trouve aisément. Nous voici
alors à 5 minutes du point Whisky de l'approche de Rouen. On écoute l'ATIS, je sort la VAC du terrain, vérifie la fréquence radio affichée, et j'envoie mon message :
"Rouen approche, Fox Golf Echo Kilo Oscar bonjour !"
"Fox Kilo Oscar, Rouen approche bonjour !"
"Fox Kilo Oscar, DR400 en provenance de l'Aigle à 5 minutes du point Whisky avec Echo pour un toucher sur vos installations suivit d'un retour sur Saint-Cyr"
"Fox Kilo Oscar, affichez 3450 et rappelez au point Whisky, attention un trafic IFR au décollage qui effectuera un départ convergent vers votre route"
"On affiche 3450, on rappelle au point Whisky et on a reçu l'info de trafic, Fox Kilo Oscar"
On approche de la Seine, puis nous voilà au point Whisky.
"Fox Kilo Oscar, on est verticale Whisky"
"Fox Kilo Oscar, numéro 1, autorisés à intégrer le début de vent arrière, rappelez en finale"
"Numéro 1, on intègre le début de vent arrière et on rappelle en finale, Fox Kilo Oscar"
On fait une large vent arrière, puis une (longue) base. Arrive la finale, et le contrôle nous autorise à toucher. Content de pouvoir pour une fois utiliser un PAPI autre part qu'en simulateur, je
maintiens les deux rouges et les deux blanches. Après une bonne approche et un bon décrabage cette fois, on touche et on s'arrache après un court roulage. Retour Saint-Cyr, et en voulant éviter de
survoler Mantes-La-Jolie et Porcheville, je me trompe sur notre position, prenant un bois pour un autre, ce qui nous fait prendre un cap erroné. Après un peu d'hésitation et avec l'aide de
Sébastien, je finis par m'y retrouver. De retour à Saint-Cyr toujours sous la grisaille, j'arrive encore à faire un atterrissage correct. De retour au parking, on peut ouvrir la verrière et se
décoller de nos sièges.
Ouf ! Mal aux fesses mais content du vol.
Si parfois cela marche mal, il y a aussi des moments où tout se passe à peu près bien. C'est bon à savoir !