Mercredi 4 novembre 2009
Hélas, je me suis fait avoir sur les performances humaines. Quant au module C, j'ai du mal à comprendre, peut-être ais-je fais des erreurs en remplissant la grille du QCM sous le stress. En effet, j'avais vérifié mes réponses dans le bouquin après l'examen et j'avais au moins 75% de bonnes réponses. Un peu énervé, ce n'est que partie remise puisque je repasse les modules C et D le 16 décembre.
Ce coup-ci, je me relirai trois fois !
Par Zuxi - Publié dans : Récits
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Lundi 19 octobre 2009
Ce samedi 17, il se met à bien pleuvoir au dessus de chez moi, et le ciel autour m'a l'air bien gris. Après plusieurs coups de fil infructueux à Arnaud, je finis par appeler directement au club. Super, il vient de rentrer et le vol serait à priori possible, malgré un TAF de Toussus assez négatif.

La navigation alors prévue devait être Saint-Cyr => Bernay => L'Aigle => Saint-Cyr. Je l'avais préparée chez moi à l'aide de la règle-rapporteur souple fournie avec le bouquin de Jean Zilio, et en faisant un log de nav (créé à partir de rien). Malheureusement, celui-ci était mal foutu (assez petit) et la précision des caps et des distances fournies par la règle-compas laissait un peu à désirer. De plus, l'un de mes "points de passages" prévu n'était pas très précis (une portion de chemin de fer).

Bref, cela promettait une navigation assez intéressante, comme dirait Arnaud. Pour la peine, on ne fera que Saint-Cyr => Bernay et retour Saint-Cyr, au vu de la préparation foireuse de la nav.

Nous voici donc au décollage piste 29 gauche, avec ma carte au 1/500 000 pliée sur les genoux. On fait une sortie Nord, puis on met le cap (approximatif) sur le premier point de passage, qui consiste en une voix ferrée, coupant notre route perpendiculairement. Mais, n'ayant pas de cap précis ni de distance (et donc de temps) précise, il faut garder le nez dehors pour guetter une éventuelle ligne de chemin de fer. Malgré ces nombreuses approximations, on finit par la croiser, bien que probablement pas là où l'on aurait dû. Après ce premier point de passage, on poursuit notre navigation en se dirigeant vers le VOR de la base aérienne d'Evreux. S'en approchant, on tente de contacter Evreux approche. A peine ais-je placé mon message "Evreux approche, F-GTZU bonjour" qu'une voix enregistrée m'indique que le transit est autorisé au dessus de 1000ft, puis elle le répète en anglais. Il fallait y penser : un répondeur se déclenchant à la détection d'une voix ! Pas con. Etrange impression que celle de survoler une base aérienne militaire à 1500ft. Je ne peux pas m'empêcher de regarder en bas. Coup d'oeil sur les Transaux (ben oui, un Transall, des Transaux !) bien garés en cercle. Tiens, il y a même un Hercules !

Nous nous dirigeons désormais vers Bernay, toujours le nez dehors et sur la carte pour se repérer, montant ou descendant selon les nuages d'averses. Soudain, une ville fait son apparition derrière la grisaille. Vu sa position et sa taille, ce ne peut être que Bernay ! On contourne la ville par la droite, on fait une verticale terrain, et on s'intègre en vent arrière. Il y a un peu de vent donc l'approche se fait en crabe. Evaluant très mal l'altitude, je ne me rend pas bien compte qu'on est déjà bas, et je sens le manche partir en arrière et la manette des gaz partir, elle, en avant. "Faut arrondir !", intervient l'instructeur, qui a repris les commandes. On touche, PLEIN GAZ ! Et vroum, nous voilà repartis. A l'aide du VOR, on retourne vers Evreux. Arrivant près de la base, Arnaud reprend les commandes. Il nous fait descendre en spirale autour d'une maison, mettant plein gaz, puis tout réduit, puis plein gaz.... Quelqu'un de la pilotlist habite en effet ici.

Poursuivant notre retour sur Saint-Cyr, en passe par l'entrée Nord, on s'intègre en vent arrière. Bon, cette fois, il ne faut pas que je me loupe. Sa serait la honte de faire un atterrissage foireux à la maison ! Heureusement pour mon ego, l'atterrissage est correct. Ouf ! Après celui de Bernay dangereux et ce vol plus que mitigé, c'est rassurant de voir qu'on est encore capable de faire quelque chose de bien ! Malgré tout, cela reste un vol à corriger et à oublier vite.

La prochaine navigation devrait être L'Aigle, puis Rouen. Je me débrouillerais pour acheter avant le VRAI et BON matériel pour préparer une nav. A Rouen, il y a un certain nombre de jets Air France qui s'y posent.

Sa promet d'être intéressant !
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Samedi 3 octobre 2009
N'ayant pu voler la semaine précédente pour cause d'instructeur malade (si si, même les instructeurs-qui-savent-tout peuvent parfois être malade), j'avais hâte de poser mes fesses dans le DR400 cette semaine. Hier, pendant le temps du repas au lycée je connectais à intervalle régulier mon téléphone portable à Internet pour avoir le TAF de Orly. En effet, Orly émet tous les jours un TAF (message de prévision météo) me permettant de connaitre la météo des prochaines 24H. Mon courageux téléphone finissant enfin par réussir à trouver du réseau et se connecter, la bonne nouvelle arrive : il y aura des nuages toute la journée, sauf à partir de 13/14 heures UTC. Cela correspond à 15/16h françaises, chance je vole à 16h00. Le dieu des Robins est donc intervenu auprès de Météo France ! Chouette chouette, ça devrait être bon pour demain.

Ce Samedi, j'ai donc passé toute la journée le nez à la fenêtre pour vérifier que la météo ne change pas d'avis et ne décide pas d'envoyer plein de gros nuages sur l'Ouest parisien. Heureusement rien de tout cela. Vers 15 heures, les nuages déjà présents commencent même à partir. A priori ça va le faire.

En arrivant au club (en avance bien sûr), j'aperçois mon DR400 orange préféré (et le seul DR400 orange à ma connaissance !) au parking avec à son bord Arnaud et un autre élève.


 - Bonjour Nicolas !
 - Bonjour !
 - Allez, prévol Zoulou U !
 - OK !

Juste le temps de passer un chèque au trésorier alors présent (compte club en découvert, honte sur moi !) et me voilà attelé à la prévol du fameux DR400 orange. On a de l'huile, on a de l'essence, tout marche et rien n'est parti. Cependant, une petite vis sous l'emplanture de l'aile gauche essaye de se faire la malle. Je le revisse à la main. J'en avise l'instructeur, bon ce n'est pas grave on va voler comme ça. Briefing sur le vol moteur réduit, et c'est parti ! En attendant Arnaud, je vois passer un R22 sur le taxiway à côté de moi. J'attrape mon compact numérique, et hop !


On roule, on s'alligne, et on décolle !
Nous voici donc en montée vers 2000ft pour des exercices de panne moteur. On trouve un bon champs à côté duquel se trouve un petit bosquet d'arbres, pratique repère pour ne pas perdre notre pistes improvisée au milieu des autres. On passe verticale le champs, tout réduit, réchauffe, "On est en panne" ! Là le temps s'arrête, je cherche le champs, observe ma position et les alentours, repère le bon plan à avoir et fait une approche parfaite. Sauf qu'en fait le temps ne s'arrète pas, qu'il faut faire tout ça en même temps, et que je fais une approche trop haute. "Volets premier cran !", "deuxième cran !", et enfin "Remise de gaz " ! Assiette, puissance, réchauffe sur froid et je rentre le deuxième cran de volets. 300ft sol, je rentre le premier cran et met la pompe électrique sur OFF. Je retente, et suis cette fois franchement bas. En situation réelle, ce ne serait sûrement pas passé. Enervé contre moi-même, je retente, cette fois ci trop haut. Je tente de rallonger un peu la base en overshootant l'axe mais ce n'est pas suffisant. Arnaud utilise donc les grands moyens, et nous fait faire une jolie glissade qui casse bien le badin. Là ça passe. Remise de gaz !

On poursuit par le même exercice, mais en commençant plus bas (1000ft). Refusant le sol et les arbres (non pas que je n'aime pas la nature), je fait encore une approche haute. On en fait encore une, celle-ci trop basse. "OK, retour Saint-Cyr".

En arrivant à l'entrée Nord, on parvient malgré l'encombrement de la fréquence à placer notre message demandant une verticale terrain 1500ft pour des exercices de panne. On recommence l'exercice. cette fois c'est un peu mieux, bien que j'ai toujours tendance à être plus haut qu'il ne faudrait. Pour notre dernière tentative, je me chie carrément dessus sur l'approche. J'en "ai fait des mieux" dira gentiment l'instructeur. En finale un peu trop bas avec toujours le moteur tout réduit pour simuler la panne, je tiens le plan avec difficulté car nous sommes bas et le badin, ne devant normalement pas descendre en dessous de 120 km/h est à 115km/h. Là, deux solutions s'offrent à moi : assiette à piquer pour reprendre de la vitesse malgré notre altitude déjà faible ou bien cabrer un peu plus pour bien tenir le plan et risquer le décrochage. Ayant lu partout qu'un commandant de bord devait avoir l'esprit de décision, j'opte vite pour la deuxième option sans trop me poser de questions. De toute façon, je doute qu'Arnaud m'aurait laissé faire une bêtise. Bon, alors va pour le deuxième choix. Je cabre, cabre "CUICUICUICUICUICUICUI" couine l'avertisseur de décrochage. BOUM ! Le train principal touche assez brutalement. Ouf, posé pas cassé (enfin je crois) !

Après un débriefing, Arnaud me demande de chercher la nav prévue pour dans deux semaines : Saint-Cyr => Bernay => L'Aigle => Saint-Cyr. Pas de problème, je chercherais ça. Arnaud repars en vol avec l'élève suivant et me voici seul dans le club house, attendant que ma mère arrive pour me chercher. Remarquant que le X-Ray India est dans le hangar et ayant mon appareil photo dans la poche, je décide d'aller embêter le DR400 qui m'a fait voler seul pour la première fois.

Si les exercices de panne sont intéressants, j'aimerais mieux que cela ne m'arrive pas "en vrai". Là, ça doit être flippant.



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Samedi 19 septembre 2009
Aujourd'hui était prévu ma première navigation. Normalement assez courte et assez simple, puisqu'il s'agit du trajet Saint-Cyr => Dreux => Chartres, puis retour Saint-Cyr en passant par le VOR d'Epernon. J'ai peu préparé la nav de mon côté, et remarqué que cela nous faisait passer juste à côté de Bailleau. Tiens tiens.... Je parie qu'Arnaud voudra dire bonjour aux vélivoles par radio.

Un peu avant d'arriver au club, Arnaud m'appelle et me demande si c'est toujours OK, et m'informe que l'on aura a bord un passager. Ayant appris par un copain ayant passé le BIA l'année dernière que désormais ils effectuaient une nav vers Dreux en plus de la simple heure de vol de découverte, cela ne m'étonnerai pas que ce soit un futur titulaire du BIA.
Effectivement, en arrivant au club, j'ai la surprise de retrouver la famille qui m'avait demander comment piloter pendant les journées portes ouvertes ! Ma modeste publicité du club a fait effet. Mais bon, il faut dire que la dame connaissait déjà Arnaud, alors ça ne compte pas.

Bon, briefing sur la nav, rappel des calculs essentiels, et on jette un coup d'oeil aux cartes. La mienne est de 2008 donc il faudra faire avec la "Région parisienne VFR" d'Arnaud. J'avais pris la précaution de me munir des VAC de Dreux et Chartres. Nous sommes donc prêt, plus que la prévol et c'est parti !

Ma mission si je l'accepte est de montrer au futur titulaire du BIA en quoi consiste une prévol. Je lui explique donc tout bien (j'espère), on fait le tour de l'avion, on vérifie l'huile, le pétrole, on a les pleins c'est parfait. Je l'installe derrière la place droite, lui branche son casque, lui explique comment s'attacher et se détacher, et lui montre l'aérateur à sa disposition. Arnaud nous rejoins et s'installe à son tour. Check-list avant mise en route, check-list mise en route, après mise en route, et nous roulons sur le taxiway D vers le point d'arrêt de la 11R. Essais moteur, on s'aligne. Décollage, c'est parti ! Puissance disponible, badin actif, pas d'alarmes, rotation. Oulalalala, il est bien lourd le zozio. Il faut dire qu'à trois dedans, le moteur de 120cv a un peu de mal. On prend (très) lentement de la vitesse, mais on ne monte pas. On descend même un peu j'ai l'impression. Je zieute mon vario : -20 ft/min, "Et merde !", ce n'est pas qu'une impression ! Je cabre un peu plus, il est temps que notre vitesse nous serve à quelque chose. Allez, monte ! Roulroulroul, le train principal retouche le sol, mais nous donne une légère impulsion qui nous permet de monter. Palier, on vise la cime des arbres (qui se rapproche un peu vite), mais la vitesse est là, donc tout roule, on peu enfin prendre vraiment de l'altitude.
Et ben, décollage assez spécial ! Pour ne pas dire foireux sur les bords.

On fait le circuit habituel du tour de piste, à ceci près qu'on monte à 1500ft au lieu des 1100ft habituels. On fait une sortie Ouest, et on quitte la fréquence radio de Saint-Cyr (118.00), pour laisser notre terrain chéri derrière nous, et afficher la fréquence de Dreux (118.20). Il est temps de se frotter à d'autres pistes ! Cette portion de navigation doit être réalisée à l'estime, à savoir au cap et à la montre. L'idée est qu'on garde un cap précis et on calcule dans combien de temps on arrive au prochain point de report. On regarde notre montre, et quant elle indique le temps que l'on a préalablement calculé, magie, on est arrivé ! A quoi sert la montre, me direz-vous ? Simplement à vérifier notre position et à estimer le retard / l'avance éventuel. On monte à notre altitude de croisière, 2000ft.

Le carnet à check-list et à VAC sur la cuisse gauche et la carte "Région parisienne" à moitié dépliée posée en vrac sur les genoux, on vérifie régulièrement le temps, le cap, et le réglage du conservateur de cap. Dur dur de s'occuper de tout ça en même temps sans laisser l'avion partir en cacahuète (trop cabré, trop piqué, trop à droite...) ! Enfin, après une dizaine de minutes de vol, on a la ville de Dreux en visuel. Coup d'oeil à la carte, le terrain est normalement un peu derrière la ville, et sur la gauche. On vise donc à peu près par là. Visuel sur le terrain, on s'annonce à x minutes des installations, on se reporte verticale 2000ft (l'altitude du circuit tour de piste est de 1500ft). On passe donc au dessus du terrain, et un entame un 360° de regarder l'aire à signaux et le sens du vent. Bon, déjà c'est marqué "DREUX", on ne s'est donc pas planté de terrain. C'est déjà ça ! On s'intègre en vent arrière, base, et très (très) courte finale, à cause de la ville et des bâtiments qu'il faut éviter de survoler. On est un peu haut, un peu vite. En plus, la piste est courte, il s'agit pas de se foirer. Pour mon premier atterrissage hors base, ce serait dommage ! Hop, on passe le seuil de piste, ROULROULROUL, on remet plein gaz, les volets 1er cran, la réchauffe carbu poussée, et on s'arrache. Il aurait fallu en fait pousser la réchauffe en premier, je le saurais pour la prochaine fois.

Nous quittons donc le circuit de Dreux pour aller visiter notre deuxième terrain de la journée, qui possède une piste en dur. On fait toute cette partie de la navigation en cheminement, c'est-à-dire que l'on suit un axe routier (marche aussi avec la nature : rivière, etc). Nous laissons donc la N154 sous notre aile gauche, afin que je puisse la garder en visuel. Arrivé en vue de Chartres et de sa cathédrale, on aperçoit aussi le terrain, où j'étais pendant l'été allé voir des treuillages de planeurs. Rebelotte, on fait une verticale terrain 2000ft, puis on s'intègre en vent arrière. Pour tourner en base, on jette un oeil à la VAC, afin de ne pas squatter le circuit planeur. La VAC nous dit donc qu'il faut tourner en base après une antenne de télécom bizarre. On scrute le sol à la recherche de cette pointe, que l'on repère rapidement (Arnaud connait déjà le terrain, c'est de la triche !). Hop, on se met en base face à la cathédrale, puis on tourne en finale. Là, Arnaud me prévient : les pistes en dur sont généralement très étroites et celle-ci ne manque pas à la règle, il faudra donc être précis sur la tenue d'axe. A peu près aligné, j'essaye de perfectionner ça, selon les conseils de l'instructeur qui a toujours raison : "trop à gauche", "trop à droite"... Cependant, la piste est longue, donc je n'ai pas trop de problème avec le plan. On passe le peigne, on touche, et plein gaz ! On reprend de l'altitude, et on continue notre nav. Désormais, il s'agit de rentrer en passant par le VOR d'Epernon (115.65). On affiche donc la bonne fréquence, puis nous suivons tranquillement le QDM. Je guette un peu le paysage à notre droite, afin de repérer un terrain familier. Mais oui, tiens, voilà Bailleau ! Arnaud affiche la fréquence radio de Bailleau et passe le bonjour aux amis vélivoles.

Toujours sur la route du retour, l'aiguille de notre VOR se met à trembler comme une feuille, puis passe complètement d'un côté, puis complètement de l'autre. Après quelques aller-retours, la petite étiquette "From" prend la place de la petite étiquette "To". Nous arrivons tranquillement à l'entrée Ouest, suivant la forêt et évitant de survoler la prison. Verticale terrain, vent arrière, ont tourne en onze et en auto-info. Finale se finissant au dessus de l'A12, atterrissage correct histoire de ne pas avoir la honte sur mon propre terrain, et retour parking.

J'ai pu découvrir les joies de la navigations, et je me serait enfin posé ailleurs qu'à Saint-Cyr, et notamment sur une piste en dur. De plus, notre passager à l'air d'avoir apprécier la balade, se décide pour le BIA, et est bien tenté de voler.

Objectif réussi.

Afficher NAV 19.09.09 sur une carte plus grande


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Mercredi 16 septembre 2009
Samedi 12 et Dimanche 13 étaient organisées des journées portes ouvertes sur l'aérodrome de Saint-Cyr l'école. J'étais présent le dimanche 13, muni du magnifique gilet jaune pour voiture de ma mère.
Je prend mon poste à 14h00. Arrivé au club house de la SGAC (QG des Journées portes ouvertes). Là, on me dit qu'ils n'ont pour le moment aucune tâche particulière à me confier. Il faut dire aussi qu'il n'y a encore presque personne, à 14h00. J'en profite pour me promener un peu le long des barrières derrière lesquelles se trouvent les avions en "expo" statique. Il y a là les cinq Stampes vus la veille aux Mureaux (ils me suivent ??! ^^ ).



A côté d'eux se trouvent deux Maurane-Saulniers, l'un à l'apparence germanique, l'autre plus français.



L'armée de l'air est elle aussi présente, et fait un peu de propagande (Engagez-vous !). Sisi, devenir pilote de chasse, c'est facile, puisque je vous le dis ! Elle a même déployé les grands moyens puisqu'elle est venue avec un cockpit de Jaguar sur remorque, et avec quelques messieurs pleins de galons.









Plus tard dans l'après-midi, la foule arrive d'un coup, comme si l'on avait annoncé la distribution de formations de pilote de ligne gratuites. Pas de chance, tout ce qu'il y a à gagner, c'est un baptême de l'air, mais c'est déjà ça ! Au début, personne n'ose franchir les barrière donnant accès à l'aire de stationnement. Puis à un moment, un homme passe par une porte à une extrémité de la barrière. Etant en train de parler avec un copain du club (Jean-Luc) lui aussi en gilet jaune, je ne fais pas attention. Puis au bout d'un moment, une dame avec deux enfants s'approche de nous et nous demande s'il est possible de voir les avions de plus près. Ne sachant pas trop quoi dire, nous somme contraints de demander à la dame de patienter deux secondes, et nous courons nous renseigner au près de Jean, le responsable GUAS (l'organisme organisateur des JPO). Celui-ci nous informe qu'on peut laisser les gens passer les barrières, à conditions de les accompagner. C'est donc d'accord, la dame et ses enfants passent par une des portes, et suivent Jean-Luc qui va les accompagner. Je reste seul à regarder les atterrissages des DR400 (même s'il y en a peu). Je citerais Jacques Darolles : "Allongez vous un jour dans l'herbe de votre terrain, et regardez les autres merder leurs atterros. Ca vous enlèvera des complexes".
L'air de rien, plusieurs familles sont passé de l'autre coté de la barrière sans être accompagnés. Soudain, une famille dans mon dos me demande, elle, s'il est possible de se rapprocher des machines. Je l'accompagne donc, répondant aux nombreuses questions, dont j'essaye de simplifier les réponses, et c'est pas facile. Essayez d'expliquer à un enfant de cinq ans ce qu'est la tringlerie visible de l'extérieur du Stampe, et à quoi elle sert. Je vous promet, c'est assez rigolo comme expérience. La visite continue donc, et c'est devant un Stampe jaune que survient la question existentielle : comme fait-on pour passer le PPL, et pouvoir piloter ?  En effet, cette famille compte un garçon de quinze ans, qui est intéressé par les avions.

Après avoir lâché cette famille qui repasse du bon côté de la barrière après avoir vu tous les avions, Jean vient me voir et me demande de ramener les personnes étant entrées sans être accompagnées de pilotes, car certaines se sont retrouvées sur le taxiway sans s'en rendre compte. Je demande donc gentiment aux gens de revenir près des barrière, et me retrouve chargé de la surveillance d'une des portes, avec pour mission d'empêcher les gens d'entrer si aucun "accompagnateur" n'est disponible. J'en profite pour bavarder avec les gens qui attendent un ange gardien : les visiteurs viennent d'horizons très variés. Cela va de la grand-mère ayant piloté dans le temps où les ZIT (et les espaces aériens en général d'ailleurs) n'existaient pas encore, à la jeune pilote de Normandie de passage dans le coin.

Les visites de l'aire de stationnement font fureur, et on se retrouve vite en pénurie d'accompagnateurs. Pour éviter une attente trop longue, je me met aussi à accompagner, demandant aux gens qui attendent encore de rester là où ils sont pour le moment. Les visites s'enchaînent, encore et encore, je dois parfois expliquer la composition complète du cockpit, mais je prend plaisir à le faire, guettant du coin de l'oeil les allées et venues de mon Zoulou U préféré, qui enchaine les baptêmes, qui ont l'air d'avoir du succès.

Vers la fin de la journée, l'aérodrome se vide doucement. Même le cockpit du Jaguar se vide (c'est un très bon indicateur du nombre de visiteurs) ! Je finit par enlever à mon tour mon gilet jaune, et à me diriger vers la sortie.
Bilan : une très bonne journée, et apparemment un bon week-end, il parait qu'il y avait aussi du monde la veille. Sur les deux jours, l'aéroclub aura fait plus de 80 baptêmes de l'air.

C'est enrichissant, les journées portes ouvertes ! Dans tous les sens du terme.
Par Zuxi - Publié dans : Récits
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